Trip coche dans le Sud 2007

TRIP COCHE DANS LE SUD 2007 

Lundi 10/09/07.

J'en ai marre de me casser les dents à essayer de redécouvrir la vipère péliade en Indre et Loire, il est temps de changer d'air. Donc en route pour le Massif du Mont Ventoux afin d'y dénicher la Vipère d'Orsini. La plus petite vipère du WP est aussi un des reptiles les plus menacés d'Europe. Son habitat de prédilection : les prairies d'altitude bourrées d'Orthoptères, dont elle se nourrit, et de touristes, dont elle en a rien à foutre. La journée est magnifique, grand soleil et, le plus important en herpéto, presque pas de vent. La recherche s'avère intéressante, j'ai une journée pour trouver une bestiole de 35 cm de long au milieu de centaines d'hectares et de millions de caches potentielles. Après une petite mésaventure avec une vipère aspic susceptible, je décide qu'une coche vaut bien un bout de doigt et je continue à prospecter, il est midi. Vers 18h00 je tombe sur une jeune coronelle lisse, maigre mais rassurante consolation après plus de 8h00 de marche. Le soleil est maintenant bien bas, encore 1 heure et je ne pourrais plus faire de photos. De retour à la voiture, j'aperçois un petit versant encore éclairé, « quitte à se looser, autant se looser complètement ».   Je me dirige alors vers ce spot de la dernière chance avec l'espoir immense de la coche libératrice. C'est cette même  volonté d'y croire qui pousse le peuple à voter et les handicapés à ne pas se jeter sous le bus de 11h15. Après quelques pas au milieu des genévriers, un serpent me coupe la route, je plonge alors sans réfléchir … ça y est,  LA vipère d'Orsini est entre mes mains.  Je la tue en lui brisant la nuque, son cadavre sera magnifique dans ma collection de reptiles. Non, j'déconne, j'ai juste fait des photos.


Vipera ursinii  

  

Arrivé à la voiture, j'éjacule sur le pare-brise et je rentre me coucher. Quelle belle journée.

 

Le lendemain, direction le Gardon  pour faire un peu d'odonatologie du dimanche. Beaucoup de vent et peu de libellules : Sympetrum striolatum, S. fonscolombii, Crocothemis erythraea, Erythromma lindenii, Ischnura elegans. Observation d'un Calopteryx xanthostoma, espèce proche du Calopteryx éclatant.

 

Dans l'après-midi, observation d'Aeschna cyanea, A. mixta en ponte dans la végétation rivulaire et Chalcolestes viridis.

 

Mercredi 12/09, je rejoins Hyères-les-Palmiers, dernière planque connue de l'agent Nidal « The Mole » Issa. 

Le jeudi, balade à Pierrefeu-du-Var dans l'idée de trouver Malpolon monspessulanus (rien à voir avec la position du même nom) et Rhinechis scalaris. Pour les imbéciles et les ornithologues qui me liront par milliers, il s'agit de la couleuvre de Montpellier et de la couleuvre à échelons. Une halte au bord du Real Martin (rien à voir avec le fils de Thor) me permet de cocher Calopteryx haemorrhoidalis et Platycnemis latipes

Calopteryx haemorrhoidalis

Platycnemis latipes

Beaucoup de marche, pour ne trouver qu'une exuvie de Malpolon, suprême moquerie de Dame Nature qui signifie "Ben ouais, tu vois, y en a ici, mais aujourd'hui c'est dans ton cul !". En soirée, une rencontre avec un Psammodrome hispanique me fait relativiser. 

Psammodromus hispanicus

Vendredi matin, 8h15, sortie en mer pour l'île de Port-Cros. Discoglosse sarde, Anax parthenope, faucon pèlerin et lézards des murailles sont au rendez-vous. Vers 15h00 la faim m'attire vers un des nombreux restaurants du port, la bière, breuvage créé par les Dieux et source de la vie sur Terre, coule dans ma bouche et sur les seins d'Anita, plantureuse Espagnole rencontrée la veille dans un bar à putes d'Hyères (oulà, je m'égare, faut que j'arrête ça m'excite). À 16h00 je renonce à mes recherches, décidant d'attendre mon bateau de 17h00, je flâne çà et là. Je croise un employé du parc qui me signale avoir une couleuvre à échelons la veille dans le vieux cimetière. Encore titubant à cause de la fatigue et la bière ingurgitée lors du repas, je me dirige tant bien que mal vers le cimetière. À peine arrivé, une couleuvre de Montpellier de plus d'un mètre glisse sous la porte et entre dans le cimetière. Poussée d'adrénaline, je lâche le sac photo et fait irruption dans ce lieu paisible en poussant un cri de bête, je cours derrière le serpent, marchant sur les tombes, sautant par-dessus les couronnes mortuaires … Le reptile parvient à s'échapper par un trou qui le conduit derrière le muret, j'escalade le muret et retombe derrière, 3 mètres plus bas où je me fracasse la tête contre une branche (je l'avais pas prévu celle-là !). Transformé en Sébastien Chabal par la volonté de cocher, la douleur et l'alcool, je retourne les branches et les feuilles dans la ferme intention de dénicher ce fucking snake. Un hémidactyle verruqueux sera ma seule capture ( +1 quand même).

17h00, le bateau arrive, j'abandonne Port-Cros, ses paysages grandioses et ses illusions. Il faut déjà penser à demain car ce soir, avec Nidal (ouette de Cunn) nous partons pour la Camargue, rejoindre la Chtoukri, JYB, et Patrick Derrien (l'homme toujours sûr de tout).

Discoglossus sardus

 

Euscorpius flavicaudis et Garypus  beauvoisi

 

Fort du Moulin et Sympetrum fonscolombii

 Espèces trouvées : 

Lacerta bilineata

Tarentola mauritanica

Hemidactylus turcicus

Psammodromus hispanicus

Podarcis muralis

Malpolon monspessulanus

Coronella austriaca

Vipera aspis

Vipera ursinii

Discoglossus sardus

Hyla meridionalis

Pelophylax kl. esculentus

Calopteryx xanthostoma

Calopteryx haemorrhoidalis

Chalcolestes viridis

Platycnemis latipes

Ischnura elegans

Erythromma lindenii

Ceriagrion tenellum

Aeschna mixta

Aeschna cyanea

Anax imperator

Anax parthenope

Orthetrum brunneum

Orthetrum coerulescens (forme bleue du sud de la France)

Crocothemis erythraea

Sympetrum striolatum, fonscolombii.


A+

Eric



27/09/2007
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