From Québec to Everglade's National Park - April 2008

 

L'hiver. Voilà bien une saison qui, facilement, vient à bout des nerfs des Dunnocks. Tout le monde sait ca ! Imaginez l'hiver... mais québecois !! Imaginez... un Caribou du désert plongé pendant plusieurs mois dans de tels paysages... Imaginez juste... A votre avis y a combien d'oiseaux au Km2 dans une forêts de ce type ?

 

 

Le 11 avril 2008 s'en est assez. Il nous faut de la chaleur, de la vie, de la verdure et de la coche ! Craquage.

Julie dispose d'un weekend de 3 jours. Nous voila à la recherche d'une destination pour sortir de cette neige. On pense Massachusetts (à quelques 300Km au Sud de Sherbrooke sur la côte atlantique) puis... San Francisco, Los Angeles... Aïe aïe aïe c'est parti !

La liste des aéroports défile dans nos têtes et sur notre site web préféré du moment "alibabuy" (ou comment trouver un billet d'avion vite fait et pas cher).

On affine la recherche en allant directement chercher sur les sites des compagnies nationales américaines.... Finalement ca y est ! On le tient ce fameux billet !! Ca sera Orlando, Floride. Plus particulièrement l'extrème sud de la péninsule et le mythique Parc National des Everglaaaaaades lààà !!!

60 heures devant nous pour un trip de 6000 Km... Du bon vieil esprit Dunnock comme on l'aime quoi !  ;-) Encore mieux que Dijon-Ouessant-Dijon ! ;-)

 

 

Plan de match :

Julie finit sa nuit de travail au CHU à 8h00. 8h25 on quitte Sherbrooke en voiture direction l'aéroport de Burlington aux Etats-Unis. Un avion à 11h52 et un passage à la frontière américaine qui parfois prend du temps... Heureusement que le permis francais est là pour aider et on dépasse quelque peu les limitations de vitesse pour arriver tout juste à temps à l'aéroport.

Changement d'avion à Philadelphie.

Julie profite de ces heures de vol pour dormir et moi pour engloutir tout les trips reports que j'ai pu imprimer in extremis avant le départ.

Arrivée à Orlando -centre de la Floride- à 18h. Depuis les hublots, le rêve à portée de main : mangroves, marais, quelques habitations, mer bleu caraïbes, bancs de sables infinis et partout cette même végétation luxuriante... Moins de 12h plus tôt nous étions encore dans un paysage de glace, on réalise à peine.

S'en suit une difficile location de voiture (pourtant reservée depuis internet avant le départ). On souhaite ici attirer tout particulièrement l'attention du lecteur sur l'importance de ne JAMAIS louer une voiture chez Hertz "Orlando Airport" !!! Le "Hertz Orlando Airport" étant en réalité situé à un bon 30 minutes de bus de l'aéroport et, qui plus est, le parc automobile de ce loueur est tellement immense dans cette ville (qui est celle rapellons le de Disney World...) qu'il nous faut attendre en faisant la queue pendant 2 heures avant de pouvoir enfin obtenir les clés de notre môdit char ! Bref entre temps la nuit est tombée et il nous reste tout de même 500Km de voiture à parcourir avant de pouvoir planter notre tente...

400Kms plus loin donc et pas mal de détours dans Miami aussi... La grande route droite pénètre enfin dans le Parc des Everglades! Plus que 100Kms de marais à parcourir et on y est ; mais déjà on se sent bien, comme la sensation d'être à nouveau au bon endroit. Juste 5 minutes, le temps d'une pause, on sort de la voiture, on écoute les grillons, les grenouilles et les chauves souris. L'air est chaud, la lune est pleine et tout ca est -simplement- magique.

2h du matin.... tente plantée : camping le Flamingo. Avantage à entrer dans le Parc en pleine nuit, on ne paye pas l'entrée. Idem à la sortie en partant de nuit d'ailleurs ;-)

Le matin, le jour se lève à peine et nous aussi. Un peu moins de 4heures de sommeils mais l'exitation fait le reste...

Découverte du paysage au sortir de la tente, chouette le camping !

 

 

Facile de se dire que cette journée sera une journée richement pourvues de charmantes bêtes à plumes et de toutes aussi charmantes petites croix.

Premier oiseau, première coche (Urubu à tête noire). Deuxième oiseau, deuxième coche (Pigeon à couronne blanche) : un endémique "difficile à faire" selon tout les reports des gars qui passent deux semaines dans le parc et le loose... C'est toujours bon quand ca commence comme ca un trip ! On enchaîne les sites pendant toute la journée.

Les deux jours sur place seront tous occupés à alterner randos au petit matin et en soirée et stop & go pendant les heures les plus chaudes de la journée.

L'endroit est vraiment le paradis du birder, un site à conseiller sans hésiter ! Pour les secteurs à visiter en particulier cela dépend beaucoup du moment, de l'heure du jour et de nombreux facteurs qui ont l'air de changer un peu tout le temps. Mais avec une certaine logique, une carte, quelques reports et un minimum de refléction ce n'est vraiment pas bien dur de se faire soit même sa propore opinion de comment marchent les choses une fois sur place et ce, même si le site fait plus de 100Km de long sur 200 de large !!! Après, tout dépend du temps dont on dispose, en deux jours forcément on s'est limité à quelques secteurs.

Julie retiendra le moment où, tout en sirotant une despé face à la mer -et à quelques grosses coches- ces saintes paroles sont à nouveau et pour mon plus grand plaisir sorties tout naturellement de ma bouche :

                    Baïkal :  "Julie, je commence à apprécier la rareté"

Le retour s'est fait dans le même genre qu'à l'aller : un peu fou, un peu speed mais avec le plaisir de se dire que l'on vient de réaliser quelque chose de purement dunnockcien et loufoque... Un concentré de bonheur tout simplement ! Réveil à 4h du mat, 500Km de voiture (quelques coches) et arrivée à Sherbrooke à 21h quelques Kms plus loin. Julie embauche à minuit, c'est bon on est dans le timing !

60heures... 6000 Kms...

et 32 coches mondiales en plus ! Et tout ca en un weekend, qui dit mieux ? Ok c'est pas bien pour le réchauffement climatique mais -justement- quant on vient de l'hiver québecois, le premier gugus qui critique le réchauffement du climat mondial et bien c'est pas compliqué, il se prend une mandale ! lol

 

Quelques photos pour faire rêver...

 

L'arbre étrangleur qui pousse dans les "hammocks" qui sont des sortes d'îlots de forêts tropicales poussant sur de petites buttes au beau milieux des immensités marécageuses. L'arbre étouffe son arbre support et, à terme, prend sa place... Il suffisait d'y penser. C'est autre chose que du lierre ca, n'est ce pas?

 

"Lézard vert" un peu différent du notre. Je laisse les reptileux mettre un nom dessus, en fait j'en ai déjà mis un mais j'ai la flemme de retrouver où je l'ai noté loool.

 

Moment incontournable s'il en est... la despé devant ses coches... Sternes royales, Aigrette roussâtre, Chevalier semi-palmé, Héron bleu, etc. La bière a rarement eu si bon goût. Ou quant on se dit que, décidemment, c'était une rudement bonne idée que de quitter le froid pays pour le temps d'un weekend !

Si vous êtes tentés par plus d'images, allez faire un tour sur cette page pour y voir pas mal d'autres photos prise pendant ce trip :

//albums.photoonweb.com/baikal/Bakal_trip/

 

Cet hiver ca sera peut être le sud de Mexique et les régions sauvages du Chiapas... A suivre donc.

Julie & Baïkal FSO-FARC.



04/12/2008
6 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 15 autres membres